La lutte anti-corruption est disparate au Cameroun, selon Transparency International
Face à la multitude des structures qui luttent contre la corruption au Cameroun: the National Anti-Corruption Commission ( CONAC), l'Agence nationale des investigations financières (ANIF), Chambre des comptes, Contrôle Supérieur, Cellules anti-corruption, M. Nguini a dit que le combat sera vain si un cadre normatif n'est pas mis en place.
"S'il n y a pas une loi anti-corruption qui soit forte, s'il n y a pas de mesures fortes et un environnement fort, tous ces efforts seront vains", a-t-il déclaré.
"Ces organes ne doivent pas être des Organes concurrentes, ils doivent travailler en synergie", a-t-il poursuivi.
La corruption est banalisée dans le pays si bien qu'un fonctionnaire camerounais peut se balader avec cinq voitures ou disposer de cinq grosses villas sans être iniquité sur la provenance de ses biens, a-t-il ajouté.
"On a annoncé que la loi sur la déclaration des biens passera au parlement, mais rien n'a été fait. Nous pensons que l'application de cette loi sur la déclaration des biens sera un début de la mise en uvre de la convention des Nations Unies que notre pays a ratifié", a-t-il dit .
Il faut continuer la sensibilisation et prendre des mesures fortes même si l'environnement qui règne au Cameroun n'est pas celui d'éthique et d'intégrité, a-t-il conclu.