La lutte anti-corruption est disparate au Cameroun, selon Transparency International

Publié le par Association camerounaise de cyberpresse

YAOUNDE,  Les efforts de lutte contre la  corruption au Cameroun sont disparates et il faut une vraie  synergie autour des organes concernées, a jugé la responsable de  la branche camerounaise de l'Ong allemande Transparency  International, Charles Nguini, mardi à l'occasion de la 6e journée mondiale de lutte contre la corruption.  

     Face à la multitude des structures qui luttent contre la  corruption au Cameroun: the National Anti-Corruption Commission ( CONAC), l'Agence nationale des investigations financières (ANIF),  Chambre des comptes, Contrôle Supérieur, Cellules anti-corruption, M. Nguini a dit que le combat sera vain si un cadre normatif n'est pas mis en place.  

     "S'il n y a pas une loi anti-corruption qui soit forte, s'il n  y a pas de mesures fortes et un environnement fort, tous ces  efforts seront vains", a-t-il déclaré.  

     "Ces organes ne doivent pas être des Organes concurrentes, ils  doivent travailler en synergie", a-t-il poursuivi.  

     La corruption est banalisée dans le pays si bien qu'un  fonctionnaire camerounais peut se balader avec cinq voitures ou  disposer de cinq grosses villas sans être iniquité sur la  provenance de ses biens, a-t-il ajouté.  

     "On a annoncé que la loi sur la déclaration des biens passera  au parlement, mais rien n'a été fait. Nous pensons que  l'application de cette loi sur la déclaration des biens sera un  début de la mise en uvre de la convention des Nations Unies que  notre pays a ratifié", a-t-il dit .  

     Il faut continuer la sensibilisation et prendre des mesures  fortes même si l'environnement qui règne au Cameroun n'est pas  celui d'éthique et d'intégrité, a-t-il conclu.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article