Liman Oumaté Malloum Boukjar arrêté au Nigeria

Publié le par Association camerounaise de cyberpresse

Le leader du Mouvement pour la libération du peuple camerounais (MLPC), Liman Oumaté Malloum Boukjar, qui menaçait ces derniers temps de renverser le régime du président Paul Biya, a été arrêté mardi à Maiduguri (Nigeria) et conduit nuitamment sous bonne escorte à Maroua, le chef-lieu de la région du Nord de son pays natal, a appris APA de sources sécuritaires. apanews Son interpellation, apprend-on, a été rendue possible grâce à la collaboration entre les services de renseignement nigérians et camerounais, ce dernier pays ayant mobilisé la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), la gendarmerie et la Sûreté nationale pour la circonstance. La tête de celui qui est présenté comme un «rebelle» avait été mise à prix par le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril, qui promettait une somme de 2 millions FCFA à toute personne qui fournirait des informations pouvant permettre sa capture. Liman Oumaté Malloum Boukjar s’était signalé, ces derniers mois, par des tracts violents qu’il répandait dans les Monts Mandara, où il affirmait se terrer avec ses troupes «fortement armées» et décidées à renverser le régime en place à Yaoundé. Il y a quelques jours, il donnait à Paul Biya jusqu’au 30 avril 2009 à minuit pour «quitter honorablement le pouvoir», mais aussi pour déménager les services administratifs dans les localités du Mayo Tsanaga et du Mayo Sava, frontalières avec le Nigeria. «A cet effet, le leader du MLPC se rendra à Abuja pour demander au gouvernement nigérian d’accepter de diriger la médiation entre nous et le gouvernement camerounais, afin d`éviter le bain de sang et de donner d’abord la chance a la paix», écrivait-t-il dans un récent message. Quelques temps plus tard, il informait le public camerounais que «le régime dictatorial de Paul Biya a suspendu la négociation entamée et a préféré distribuer des armes à feu à des criminels camerounais en civil vivant à la frontière, conduits par l’honorable Abba Malla Boukar, député alors du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir). «Ces bandits pénètrent secrètement à l`intérieur du Nigeria notamment à Maiduguri, Bama, Banki, Kerawa, Pulka, pour chercher à m`assassiner», affirmait alors Liman Oumaté Malloum Boukjar, que certains autres observateurs qualifient de déséquilibré mental.
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Publié dans POLITIQUE

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