Economie: Le riz Nerica prêt pour la culture au Cameroun
Les agriculteurs camerounais vont très bientôt voir pousser une nouvelle variété de riz. Le riz Nerica revêt des qualités avantageuses pour les cultivateurs. Il peut être cultivé partout au Cameroun. Que ce soit dans la forêt, dans les marécages, dans les zones de montagnes, dans la zone du Sahel. Parce que dans la centaine de variétés de riz Nerica que nous avons, au moins un ou deux peuvent s’adapter à l’écologie camerounaise, explique Pascal Ngnebeyie, coordinateur du projet d’amélioration de la compétitivité du riz en Afrique Centrale.
Le riz Nerica a des particularités: Il a une grande teneur en protéines. Il fait de très bons rendements et les cycles de culture sont légèrement plus réduits qu’avec d’autres types de riz. Par exemple avec le riz pluvial (riz qui pousse comme le maïs), la culture se fait en 140-150 jours. Pourtant avec le riz Nerica, 100 jours sont suffisants pour la récolte. Quand vous avez gagné 50 jours dans un cycle cultural, il ne vous reste qu’à patienter 50 à 30 jours. Ça fait beaucoup plus d’économie et la rentabilité, et vous stabilisez au mieux la culture, explique M. Ngnebeyie.
A en croire le directeur Général de l’Irad, Zok Simon, depuis trois ans, l’institut travaille et essaie d’adapter12 types de la variété du riz Nerica dans la zone Soudano-Sahélienne ainsi que dans les régions des hauts plateaux. Six des 12 variétés ont besoin d’un système d’irrigation pour la culture, tandis que les autres peuvent être cultivés sous des conditions pluvieuses.
Le projet du riz Nerica est régional pour la zone Cemac et inclut le Tchad, la Centrafrique et le Cameroun. Il vise à améliorer la compétitivité du riz au Cameroun et en Afrique. Le projet est une initiative de l’association pour le développement de l’agriculture en Afrique. Il a été lancé en juin 2008 à l’Irad (institut national de recherche agronomique pour le développement). Le projet a une approche qui lui permet d’aller de la semence du riz jusqu’à sa transformation en pâtisserie en passant par la commercialisation, la qualité etc.
Le projet est financé par le Cfc (fonds commun des denrées). C’est un organe de l’organisation des nations unies pour le développement de l’agriculture (Fao). Le Cameroun apporte également sa contrepartie. Son coût pendant quatre ans est de 500 millions de Fcfa. L’association pour le développement de l’agriculture en Afrique dont le Cameroun est membre apporte aussi sa contribution.