Un bateau reliant le Cameroun au Nigeria attaqué par des pirates de mer
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| Douala (Cameroun) Un bateau reliant le Cameroun au Nigeria et plus précisément la desserte maritime des villes Douala et de Limbé dans le Littoral et le Sud-ouest du Cameroun, à la ville de Calabar au Nigeria, a été attaqué par des personnes se présentant comme des pirates de mer, rapportent jeudi des témoins. Selon ces sources, il s’agit d’un bateau transportant essentiellement des commerçants camerounais et nigérians qui se livrent à des activités commerçantes, et dont des achats sont de plus en plus importants en cette période des fêtes de fin d’année. Sous la menace des armes, des victimes déclarent avoir été dépouillées de l’essentiel de leurs biens, ainsi que de l’argent qu’elles avaient par devers elles. «Notre voyage se déroulait normalement lorsque subitement, on s’est senti encerclé par des embarcations ayant à leur bord des personnes armés de fusils qui nous ont intimé l’ordre de se rendre », a souligné une victime. Au cours de cette attaque, les assaillants n’ont fait aucun otage, de même qu’aucune personne n’a été tuée. A bord de quatre embarcations et puissamment armés, les pirates de mer auraient pris la direction de Calabar, abandonnant l’équipage et les passagers. Pour l’instant, les autorités camerounaises n’ont pas encore officiellement réagi, même si des sources militaires proches de la base navale de Limbé affirment « avoir pris connaissance d’une attaque » sans plus de précisions. Les attaques des pirates de mer sont de plus en plus nombreuses dans les eaux territoriales camerounaises et nigérianes, qui sont généralement l’œuvre des mouvements rebelles opérant dans le Delta du Niger (Nigeria), opposés au pouvoir central d’Abuja et publiquement hostiles à la récession de la péninsule de Bakassi en août 2008. Le 31 octobre dernier, un bateau battant pavillon français, le Bourbon Sagitta, avait été arraisonné dans les eaux territoriales camerounaises, dix marins, dont six Français, deux Camerounais, un Sénégalais et un Tunisien avaient été pris en otage avant d’être libérés deux semaines plus tard. |