| Qu'est-ce qui a bien pu pousser le Premier Ministre à signer ce texte plutôt révolutionnaire en cette fin d'année 2008, ce texte qui ne conditionne plus l'ouverture d'un établissement d'enseignement privé à une autorisation mais plutôt à une simple déclaration ? Inoni a certainement pris conscience que le monde évolue et qu'il est temps que le système où tout doit obtenir une autorisation d'un individu, fut-il iluminé, doit disparaître. Il a compris que le fait de toujours passer par une autorisation dans notre pays est non seulement un facteur d'inertie, mais revient aussi à autoriser le détenteur de la signature à percevoir des dessous de table et autres accessoires. Inoni a donc décidé de lutter enfin contre la corruption. Le temps des autorisations monnayées est terminé dans l'enseignement privé. Ce texte d'Ephraim Inoni va donc certainement et c'est peut-être son objectif caché, le relancer dans la lutte acharnée qu'il mène contre ses frères des régions anglophones pour le poste de Premier Ministre, légèrement vacant d'après de nombreux observateurs de la scène politique camerounaise. Maintenant que les autorisations n'existent plus, Ephraim Inoni devrait prendre d'autres mesures ayant cette fois-ci un impact sur la qualité de l'éducation dispensée dans ce type d'enseignement, en le pourvoyant d'enseignants qualifiés lorsque la nécessité s'impose et en revalorisant les subventions. Ceci est important car les établissements scolaires publics et privés ont tous la même mission de service public : éduquer les jeunes camerounais. Déjà Inoni devrait penser à enlever aux sous-prefets, la signature des autorisations de manifestations publiques. Une simple déclaration suffit… |