Cameroun : le combat contre la corruption se poursuit
| Le combat contre la corruption au Cameroun, qui a vu une dizaine de gestionnaires des structures étatiques s'écrouler depuis deux ans, se poursuit ce mois avec la mise en prison du directeur du Trésorier Payeur Général de Douala Jean Louis Edou Olo'o. Mais ces efforts pour l'assainissement des moeurs au sein de l'administration, engagés avec détermination par le chef de l'Etat Paul Biya, n'ont pas pu empêcher l'ONG allemande Transparency International de classer le Cameroun comme 35ème pays le plus corrompu, marquant ainsi un recul par rapport au classement 2007 où il était classé 42ème. Lancées comme "opération Antilope" (mains propres) en 1998 et rebaptisées "opération épervier" en 2006, les actions contre la corruption sont d'abord motivées pour respecter des principes de bonne gouvernance imposés par les bailleurs de fonds, condition nécessaire pour atteindre le point d'achèvement de l'initiative pays pauvres très endettés. Elles peuvent aussi être motivées par des considérations électoralistes (législatives en 2007) parce que le fléau qu'est la corruption, a provoqué la colère des populations. La corruption absorbe 40% des dépenses du gouvernement et ce au détriment de l'Etat, selon des experts dans un pays où plus de la moitié de la population vit avec moins de 2 dollars US par jour. Le fléau est aussi pointé comme le principal obstacle à l'entrée des investisseurs étrangers dans le pays. |