Symphonie inachevée de Lady Ponce à Bafoussam
Il est plus de 2 heures 30’ du matin ce dimanche 17 août 2008. Toute la ville baigne dans le noir. Suite à la coupure de l’énergie électrique. Seules quelques stations-service d’essence, bars dancing et boîtes de nuit s’affichent grâce aux groupes électrogènes qui les alimentent. La permanence du parti du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), où se déroulait un concert de musique organisé par la Sak’s Feeling production, est dans l’obscurité. Le public massé dans la salle et aux alentours, maudit les responsables locaux d’Aes-Sonel, société de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique au Cameroun.Ce concert, prévu pour commencer dans la nuit du samedi 16 août a connu plusieurs heures de retard. Pendant ce temps, clouée dans une grosse cylindrée de couleur noire, l’artiste musicienne Adèle Ngono, plus connue sous le pseudonyme de Lady Ponce, attend sous le regard des curieux qui ne veulent pas la lâcher. Lorsque, autour de 2 heures 45 minutes, le véhicule de cette dernière franchit le portail de cette “ maison du parti ”, la lumière resurgie subitement.“ Lady Ponce ! Reviens ! reviens ! reviens. ”… “ Elle est déjà partie ”, crie un spectateur.
Un haut gradé de la police à Bafoussam quant à lui s’interroge : “ Lady Ponce acceptera-t-elle de revenir à Bafoussam jouer pour ce public qui l’adore tant ? ” Cette interrogation meuble d’ailleurs presque toutes les conversations de ceux qui sortent timidement de la grande salle de la maison du parti de Bafoussam
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