Yaoundé : Les accessoires pornographiques se vendent bien

Publié le par Association camerounaise de cyberpresse

dvd_porno.jpgDvd, bandes dessinées, Cd et autres magazines sont à nouveau exposés en plein air au rond-point de la Poste centrale, malgré l’interdiction préfectorale.  Les vendeurs de Cd, de magazines, de Dvd et autres accessoires pornographiques ont repris du poil de la bête dans la capitale camerounaise.

 

En fait, depuis que les équipes de lutte contre le commerce des accessoires pornographiques mises sur pied en 2008 par l’ex-préfet du Mfoundi, Joseph Beti Assomo, ont baissé la garde. Aujourd’hui, les vendeurs de Cd et de journaux de seconde main, qui jouent au chat et à la souris avec les agents de la police municipale, profitent des moments d’inattention pour faire écouler leur marchandise au rond-point de la Poste centrale. Passez par là un lundi en matinée, et vous ne trouverez, la plupart du temps, que les éternels lecteurs des grands titres stationnés devant le kiosque à journaux de Messapresse. Revenez le même jour dans l’après-midi ou bien un dimanche, vous vous  rendrez compte que le « porno » se porte plutôt bien chez nous.
Lundi, 08 février 2010 à Yaoundé, il est un peu plus de 15h. Tout près du kiosque Messapresse qui jouxte le supermarché Casino, des usagers se pressent autour des journaux pour prendre le pouls de l’actualité.

Derrière le kiosque, du côté de la direction générale de Camtel, P.M, vendeur de journaux de seconde main, n’a pas attendu que les clients viennent à lui. « Tout sur ces hommes qui nous gouvernent. Informez-vous à 500 Fcfa. Voici la dernière version des biens mal acquis », dit-il, en brandissant un magazine avec à la Une, des chefs d’Etat africains. Sur son étal, tout y passe: « Vsd », « Nyanga », « Ici les gens du Cameroun », « Jeune Afrique ». Pour aguicher davantage, P.M a misé sur les magazines pornographiques qu’il a placés au premier plan, sans gêne: « 28 filles prêtes à …», peut-on lire à la Une de ce magazine qui propose une galerie de filles en tenue d’Eve. « Débutantes », pour tout savoir sur le sexe, indique un autre titre. «QX explosif ! », propose un autre journal. Les clients affluent. D’autres, plus discrets, préfèrent marchander en cachette.

A en croire P.M, la cote de ces magazines est montée d’un cran aussitôt que l’interdiction de vente a été imposée. « Ils sont rares à trouver, ces journaux. Plus on interdit, plus la demande est grande», laisse-t-il entendre. Un jeune vendeur de « Bédé » érotiques lui, rétorque qu’il ne fait de mal à personne avec ces magazines. « C’est chacun qui vient acheter de son propre gré », ajoute-t-il. A la descente Sni, malgré les travaux entrepris sur la chaussée, d’autres jeunes gens ont étalé leur marchandise à même le sol. Bien que les Dvd soient bradés à 300 Fcfa, les Dvd pornographiques, eux, n’ont connu aucune baisse.

Marilong MIDOUKA

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