Douala 2ème : Le sous préfet interdit une manifestation du Manidem

Publié le par Association camerounaise de cyberpresse

anicet-ekane_.pngMohamadou Bachirou estime que la rencontre du président Banda Kani avec les jeunes à la veille de la fête de la jeunesse est inopportune. La rencontre politique avec les jeunes organisée par le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) n’a pas eu lieu  avant-hier mercredi 10 février 2010 comme prévu.

 

En effet, cette manifestation publique a été interdite par le sous-préfet de Douala 2ème, Mohamadou Bachirou. Le président du Manidem, André Banda Kani a été notifié de cette interdiction dans la soirée de lundi 08 février. Cette rencontre publique s’inscrivait dans le programme de la journée politique jeune, instituée par le Manidem à l’occasion de la 44ème édition de la fête de la jeunesse. 
La rencontre publique interdite devait se dérouler au sein du foyer Bana, situé au quartier New-Bell à Douala. A en croire le président du Manidem, cette manifestation était l’occasion pour le parti politique « d’échanger avec les jeunes sur les modalités de leur implication politique en général, et leur présenter particulièrement le projet initiative jeune visant à les former au leadership politique », a-t-il expliqué. Une initiative que le sous-préfet de Douala 2ème a trouvée « inopportune », écrit-il dans sa lettre d’interdiction.

Dans cette correspondance adressée au président du Manidem, le sous préfet de Douala 2ème justifie sa décision. Mahamadou Bachirou explique aux organisateurs que leur manifestation est de nature à « distraire et à détourner les jeunes des activités menées dans le cadre du programme officiel afférent à la célébration de la fête nationale de la jeunesse ». André Banda Kani, président du Manidem qui s’est soumis à la décision du sous-préfet, se dit surpris par une telle réaction. « Alors que le thème de la jeunesse est consolidation des 50 ans du Cameroun, l’Etat-Rdpc interdit au Manidem de parler aux jeunes. De quoi a-t-on peur au Rdpc au point d’interdire une simple rencontre de citoyens dans une salle », s’interroge-t-il.

Marilong MIDOUKA

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