Cemac : Les Bakassi Freedom Fighters attaquent la Guinée équatoriale

Publié le par Association camerounaise de cyberpresse

bakassi_632.jpgVêtus d’uniformes volés à l’armée camerounaise, les assaillants ont visé une plate-forme pétrolière. Les combattants intégristes nigérians regroupés sous la bannière des Bakassi Freedom Fighters ont revendiqué l’attaque menée dans la nuit du mercredi 17 févriers 2010 contre une plate-forme pétrolière équato-guinéenne. Le Jour a appris que l’assaut, lancé par des hommes en cagoules, n’a duré que quelques minutes. Le commando, constitué de 12 hommes, dont quatre en position avancée et six autres en observation en mer, a-t-on appris de source nigériane, « n’a pas eu le temps de sa véritable manœuvre », probablement, « parce que leurs relais qui devaient partir de Malabo n’ont pas joué le jeu ». Notre source a indiqué, pour justifier l’appartenance du commando aux Bff, « le port d’un bandeau rouge aux bras ». Hier encore, certaines autorités militaires équato-guinéennes continuaient d’arguer que les assaillants arboraient tous des uniformes de l’armée camerounaise. Notre source auprès des Bff a confirmé que « les combattants portaient des uniformes qui étaient en stock depuis au moins trois ans ». Les uniformes en question font partie du trésor de guerre constitué de plusieurs types d’équipements militaires (uniformes, armes et munitions) acquis clandestinement auprès de certains éléments ripoux ayant participé à l’opération Delta, dans la presqu’île de Bakassi. Une autre source appartenant aux Bff a précisé que l’attaque de mercredi en Guinée équatoriale fait partie d’un plan dessiné dans les mangroves de Port-Harcourt, « pour le compte d’un groupe politique opposé au régime de Malabo ». L’un des chefs des Bff qui a récemment déposé les armes a indiqué que « les polices du Cameroun et de la Guinée équatoriale ont été informées du plan en préparation ». Toujours est-il qu’à la suite de l’incident de mercredi, un appareil militaire équato-guinéen, sous le prétexte de chasser les pirates, a effectué des tirs en mer, dans les eaux territoriales camerounaises, atteignant un bateau faisant route pour le Cameroun. Un officiel en service à la marine nationale a démenti le bilan de 20 morts annoncé par diverses sources, sans en dire plus. Des responsables militaires contactés à Douala et Limbe ont indiqué qu’aucune victime humaine ne leur a été signalée. Le Jour a appris auprès des pêcheurs que les éléments du Bir Delta stationnés dans la péninsule de Bakassi ont renforcé leurs patrouilles en mer, depuis hier matin.
Marilong MIDOUKA

Publié dans POLITIQUE

Commenter cet article

popoli 22/02/2010 17:44


Bonne infos suzane